Plestival 2026, déjà la reconnaissance

Cinq ans après sa création, le festival de musique de Plestin-les-Grèves accède à une nouvelle dimension fort du soutien du département et de la région Bretagne.

Toute l’équipe des bénévoles du Plestival 2026 réunie autour de Bruno Philippe

« Quand on a lancé cet évènement en 2021 après la pandémie de Covid, personne n’y croyait vraiment – à part la commune de Plestin qui nous a fait confiance dès le départ, se souvient Bruno Philippe, le responsable du comité des fêtes de Plestin-les-Grèves. Cette année nous rejoignent le département des Côtes d’Armor et la région Bretagne, et cette reconnaissance constitue pour nous un vrai motif de fierté. » Le soutien financier public complété des partenariats privés est bien sûr un baume au coeur pour Bruno et toute l’équipe des 130 bénévoles qui vont travailler au succès de la cinquième édition du Plestival, mais il permet également à celles et ceux qui en constitueront le public de voir le prix d’entrée de leur billet divisé par deux.

2000 personnes attendues

Le Plestival entend en effet passer à la vitesse supérieure et n’attend cette année pas moins de 2000 festivaliers toujours très friands de sa programmation locale très éclectique : en tout douze concerts d’artistes tous originaires de la région qui feront alterner techno live et reggae en passant par du rap, de la folk celtique, de la pop, de la chanson française et on en passe encore. Il s’agit donc dès maintenant à moins d’un mois et demi de la grande fête d’été de Plestin qui aura lieu les 10 et 11 juillet 2026 d’en lancer la promotion par tous les moyens possibles et imaginables. Pour preuve, le totem affichant le visuel du Plestival 2026 qui a été disposé en bas de la place du marché et autour duquel Bruno et son équipe ont convoqué les correspondants de presse locaux.

Le « totem » du Plestival 2026 en bas de la place de Kerilly

Esprit village

Bruno s’y prend à vrai dire très bien pour communiquer sur son festival. Il précise qu’un esprit village présidera cette année à l’évènement musical avec une restauration exclusivement réalisée par des professionnels, des espaces massage, tatouage et strass dentaires, de même qu’une initiation au jeu de palet breton. Côté décoration, on sort également le grand jeu avec des drapages, des boules à facettes et des projections d’images sur les murs et la végétation pour donner à An Dour Meur une atmosphère à la fois festive et irréelle susceptible de plaire aux petits comme aux grands dans des conditions de sécurité optimales.

Pour tout savoir sur le Plestival 2026, rendez-vous sur le très beau site internet plestival.fr (cliquez ici).

Les habits neufs du Cercle celtique de Plestin

Pour la deuxième année consécutive, le Cercle celtique de Plestin en pleine renaissance a organisé un défilé de costumes trégorrois devant un public comblé.

Cathy Botte et Annick Michel, les deux maîtresse de cérémonie en costume trégorrois des années 1910/1920

Une nouvelle énergie habite le Cercle celtique de Plestin-les-Grèves sous la co-présidence de Cathy Botte et d’Antoinette Akdeniz. Cathy Botte et Annick Michel ne se contentent plus d’assurer un cours de danse bretonne tous les mardis à An Dour Meur entre 19 heures et 20h30 (pour les débutants) et entre 20h30 et 22 heures (pour les confirmés). Elles présentent désormais chaque année un défilé de costumes trégorrois qui fait la joie d’un public averti et très amateur.

L’aboutissement réussi d’une passion

Cela fait maintenant deux ans que toute l’équipe du Cercle celtique de Plestin travaille au succès de la nouvelle manifestation annuelle et le succès est déjà au rendez-vous. « Environ soixante personnes en 2025 et une centaine (en plus des danseurs) cette année », constate avec satisfaction la co-présidente Antoinette Akdeniz. Il faut dire que Cathy Botte avait trés sérieusment préparé le texte de présentation accompagnant les danseurs qui s’étaient portés volontaires pour revêtir le costume. « Notre ambition est de redonner ses lettres de noblesse au Cercle celtique de Plestin pour qu’il ne reste plus seulement une association de loisirs autour de la danse », explique Cathy la passionnée qui a mené cette année des recherches approfondies sur la naissance du costume breton. « La giz (mode en breton) était il y a un siècle la véritable identité de chaque village qui disposait de son propre costume. Cette mode identitaire, assez stricte et rigide mais que tous adoptaient spontanément, permettait d’identifier chacun en laissant deviner d’où on venait, si on était marié, quel métier on faisait, etc. C’était un vrai code social et vestimentaire comme une carte d’identité qu’on portait sur soi et qui témoignait d’une véritable vie communautaire ».

Les deux co-présidentes du Cercle celtique de Plestin

Avec la contribution de tous

Pour faire aboutir ce retour aux fondamentaux costumiers du Cercle celtique de Plestin, ses animateurs ont pu compter sur la collaboration de tous les Plestinais alentours. « Les danseurs du Cercle ont porté leurs propres tenues ou bien des costumes prétés, des tenues de leurs aïeuls et des costumes non trégorrois offerts et présentés pour l’occasion », précise Cathy. Sous l’oeil expert d’Annick Michel, les costumes et les coiffes donnés ont, lorsque cela était possible, été retapés afin de donner aux danseurs du Cercle la plus élégante apparence pour exécuter la Danz Treguer qui fait également pleinement partie du patrimoine plestinais. Le résultat est à la hauteur des efforts entrepris pour faire renaître le Cercle celtique et Cathy Botte était aux anges à l’issue de la représentation : « C’était un peu comme un rêve hier soir de voir aboutir le résultat du travail que nous effectuons depuis deux ans aussi bien côté costume que côté danse. Je remercie très chaleureusment tous les danseurs qui sont toujours plus nombreux à vouloir apprendre la Danz Treguer et porter le costume ».

Danz Treguer obligatoire

Ylson, Plestin-Locquirec en aquarelles

L’artiste peintre, qui organise des cours d’aquarelle entre Plestin et Locquirec, aimerait pouvoir se fixer dans un atelier.

Ylson à Ti an Holl devant sa vision du Douron sur le chemin de Saint-Haran à Plestin

Maryline Darie, alias Ylson, est une peintre accomplie qui dispense ses talents d’acquarelliste dans le cadre de cours et de stages qu’elle organise depuis cinq ans à Plestin et à Locquirec. L’artiste autodidacte s’est toujours sentie happée par son art même si elle commence seulement aujourd’hui à en vivre. « A l’occasion de la demande d’atelier que j’ai adressée à la mairie de Plestin-les-Grèves, j’ai saisi l’opportunité qu’on me donnait d’organiser des cours d’arts plastiques, se rappelle-t-elle. Un peu désarconnée par cette proposition, j’ai réussi à préparer mon année en l’espace d’une semaine et, de fil en aiguille, à attirer à moi un petit public d’adultes et d’enfants autour de cours et de stages d’aquarelle que j’ai mis en place pour répondre à leur désir ».

Susciter l’inspiration

L’artiste-peintre n’entend certainement pas en rester là et compte bien aussi investiguer avec ses élèves les champs du dessin et de la peinture à l’huile qui est sa préférence de toujours. « J’essaie à chaque fois de guider chacun avec son style et son potentiel de départ et de ne surtout pas en faire des clones car je suis là pour susciter leur envie de peindre, précise-t-elle. Tous mes cours sont des pas à pas : je suis un peu coach en dessin avant de suivre toutes les étapes de la mise en aquarelle ». De carnets de voyages en carnets de croquis, Ylson s’applique à montrer qu’on peut passer de quelque chose qu’on a croqué sur le vif à quelque chose d’un peu plus élaboré. La Bretagne offre une multitude de thèmes à explorer : le thème classique de la mer, mais aussi bien sûr ceux de la neige, de l’automne ou de l’hiver.

Technique complexe

A partir de visuels qu’elle sélectionne elle-même, l’artiste s’applique à travailler toutes les techniques nécessaires au groupe : des lavis au « mouillé sur sec » en passant par le « mouillé sur mouillé », il y a énormément de choses à apprendre à l’aquarelle qui est une des techniques de peinture les plus difficiles à appréhender. Cela ne rebute pourtant pas les artistes en herbe les plus tenaces même ceux qui partent de rien. Un de ses élèves de Lannion a d’ailleurs gagné l’année dernière le deuxième prix d’un concours organisé à Rennes. De quoi encourager Ylson à persévérer dans sa mission pédagogique et lui donner des arguments auprès de M. le Maire pour décrocher un atelier d’artiste. Elle n’entend rien lâcher d’ici là et croise les doigts pour que les élèves soient au rendez-vous à la rentrée de septembre. Notez que la prochaine exposition d’Ylson aura lieu au moment du Salon du livre de Plestin dont on lui a proposé d’illuster l’affiche.

@YLSONART sur Instagram (cliquez ici)

Phoenix, un dragon gallois en Trégor

Depuis maintenant plus de cinq ans, un dragon s’est posé sur Plestin-les-Grèves. Nous sommes allés à la rencontre de Nick Stally, le patron du Phoenix bar and grill.

Nick sous bonne garde galloise

Les Trégorrois et les Gallois ont beaucoup de choses en commun dont la moindre n’est pas d’avoir un dragon pour emblême. Mais, plutôt que cracher le feu à notre approche, Nick nous accueille très chaleureusement dans son restaurant-brasserie des Quatres Chemins pour nous faire découvrir le concept de restauration qui continue de faire l’unanimité de ses clients. Sur des plaques chauffantes situées au centre des tables, chacun est invité à griller les généreux bouts de viande fraîche et de grande qualité qu’il propose (boeuf, filet mignon de porc, agneau, volailles) ou bien encore du poisson et des crutacés. « J’ai commencé avec des pierres de lave chauffées à 450° mais ça fumait beaucoup, se rappelle Nick. Sous mes nouvelles plaques, il y a un système d’aspiration qui a fait disparaître le problème ». Ce concept très original nous vient tout droit du Japon où Nick, le gallois très ouvert sur le monde, a fait ses premières armes dans la restauration avant d’ouvrir un restaurant à Saint-Meen-le-Grand, la ville de Louison Bobet située non loin de Rennes. Les brochettes marinées yakitori dont il propose à ses clients des déclinaisons locales avec la même diversité de viandes fraîches de qualité et de sauces toujours renouvelées sont un autre témoignage de son attrait marqué pour la cuisine de rue nippone.

Un retaurant pouvant accueillir 28 personnes

Rennaissance à Plestin

« Quand j’ai fermé La Liberté, mon restaurant de Saint-Meen-le-Grand, mon statut de retraité de la restauration ne me convenait pas du tout, nous explique Nick. Alors j’ai cherché autre chose et j’ai eu un coup de coeur pour Plestin où j’ai d’emblée été très bien accepté ». Dès après la période du COVID pendant laquelle il réalise des travaux de rénovation pour refaire du sol au plafond le restaurant qui peut aujourd’hui acceuillir jusqu’à 28 personnes, la nouvelle formule de restauration démarre en effet au quart de tour. Le phoenix gallois renait de ses cendres et ne ménage pas ses efforts pour marier hamonieusement culture niponne et culture bretonne en proposant à ses clients des moules de Locquémeau (marinières espagnoles, au roquefort et au curry). Le tout sur un fond de musique des années 80 très rigoureusement sélectionnée sur une playlist dûment approuvée par Plestin-les-Rêves ! Le succès de l’alchimie ainsi créée ne se dément pas et ses clients parisiens de passage ne manquent pas de lui dire qu’ils rêveraient de le voir exercer ses talents plus près de chez eux.

Nick et son oiseau mythique fétiche

Food truck au Toulinet

Mais pas question pour le Gallois de quitter son port d’attache plestinais. Le Phoenix s’est même dédoublé localement les jours de beau temps en une version food truck basée au camping du Toulinet qui accueille les camping-cars de passage près de Kerallic. Nick n’y transporte bien sûr pas ses plaques chauffantes ramenées du Japon, mais propose aux vacanciers burgers, fish and chips et saucisse wraps en plus des incontournables moules de Locquémeau. De fil en aiguille, le dragon tisse sa toile en Trégor, et Efflam n’a plus qu’à bien se tenir ! De toute façon, le Phoenix renaîtra toujours de ses cendres quand bien même elles seraient dispersées sur le Rocher Rouge…

Sur internet, http://www.phoenix-bar-grill.fr.

1, avenue des Frères Le Gall, aux Quatres Chemins de Plestin-les-Grèves.