Phoenix, un dragon gallois en Trégor

Depuis maintenant plus de cinq ans, un dragon s’est posé sur Plestin-les-Grèves. Nous sommes allés à la rencontre de Nick Stally, le patron du Phoenix bar and grill.

Nick sous bonne garde galloise

Les Trégorrois et les Gallois ont beaucoup de choses en commun dont la moindre n’est pas d’avoir un dragon pour emblême. Mais, plutôt que cracher le feu à notre approche, Nick nous accueille très chaleureusement dans son restaurant-brasserie des Quatres Chemins pour nous faire découvrir le concept de restauration qui continue de faire l’unanimité de ses clients. Sur des plaques chauffantes situées au centre des tables, chacun est invité à griller les généreux bouts de viande fraîche et de grande qualité qu’il propose (boeuf, filet mignon de porc, agneau, volailles) ou bien encore du poisson et des crutacés. « J’ai commencé avec des pierres de lave chauffées à 450° mais ça fumait beaucoup, se rappelle Nick. Sous mes nouvelles plaques, il y a un système d’aspiration qui a fait disparaître le problème ». Ce concept très original nous vient tout droit du Japon où Nick, le gallois très ouvert sur le monde, a fait ses premières armes dans la restauration avant d’ouvrir un restaurant à Saint-Meen-le-Grand, la ville de Louison Bobet située non loin de Rennes. Les brochettes marinées yakitori dont il propose à ses clients des déclinaisons locales avec la même diversité de viandes fraîches de qualité et de sauces toujours renouvelées sont un autre témoignage de son attrait marqué pour la cuisine de rue nippone.

Un retaurant pouvant accueillir 28 personnes

Rennaissance à Plestin

« Quand j’ai fermé La Liberté, mon restaurant de Saint-Meen-le-Grand, mon statut de retraité de la restauration ne me convenait pas du tout, nous explique Nick. Alors j’ai cherché autre chose et j’ai eu un coup de coeur pour Plestin où j’ai d’emblée été très bien accepté ». Dès après la période du COVID pendant laquelle il réalise des travaux de rénovation pour refaire du sol au plafond le restaurant qui peut aujourd’hui acceuillir jusqu’à 28 personnes, la nouvelle formule de restauration démarre en effet au quart de tour. Le phoenix gallois renait de ses cendres et ne ménage pas ses efforts pour marier hamonieusement culture niponne et culture bretonne en proposant à ses clients des moules de Locquémeau (marinières espagnoles, au roquefort et au curry). Le tout sur un fond de musique des années 80 très rigoureusement sélectionnée sur une playlist dûment approuvée par Plestin-les-Rêves ! Le succès de l’alchimie ainsi créée ne se dément pas et ses clients parisiens de passage ne manquent pas de lui dire qu’ils rêveraient de le voir exercer ses talents plus près de chez eux.

Nick et son oiseau mythique fétiche

Food truck au Toulinet

Mais pas question pour le Gallois de quitter son port d’attache plestinais. Le Phoenix s’est même dédoublé localement les jours de beau temps en une version food truck basée au camping du Toulinet qui accueille les camping-cars de passage près de Kerallic. Nick n’y transporte bien sûr pas ses plaques chauffantes ramenées du Japon, mais propose aux vacanciers burgers, fish and chips et saucisse wraps en plus des incontournables moules de Locquémeau. De fil en aiguille, le dragon tisse sa toile en Trégor, et Efflam n’a plus qu’à bien se tenir ! De toute façon, le Phoenix renaîtra toujours de ses cendres quand bien même elles seraient dispersées sur le Rocher Rouge…

Sur internet, http://www.phoenix-bar-grill.fr.

1, avenue des Frères Le Gall, aux Quatres Chemins de Plestin-les-Grèves.

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